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Nous resterons debout
JEUDI 14 NOVEMBRE
[ENSEMBLE]Jeudi nous sommes ensemble,
Jeudi nous sommes main dans la main pour dénoncer et se battre,
Jeudi nous sommes le dernier rempart pour protéger l’hôpital,
Jeudi nous sommes les casques bleus de la guerre, le drapeau blanc sur le champ de bataille.Nous ne nous intéressons ni à l’argent, ni à l’économie, ce n’est pas notre job.
Nous nous intéressons à l’humain, uniquement à l’humain : ceux qui soignent et ceux qui souffrent.
Jeudi, médecin et paramédicaux, hospitaliers et libéraux, seront là pour faire bouclier humain contre l’argent. Sans armes, ni violence, notre seule arme est l’unité et la détermination.
Jeudi nous serons là pour témoigner que nous ne lâcherons jamais, nous ne lâcherons jamais les raisons pour lesquelles nous faisons ce métier.
Jeudi nous allons démontrer encore et encore, que devant notre forteresse assiégée de toute part par les restrictions, nous restons debout et montons la garde, pour protéger ceux qui sont à l’intérieur.
Jeudi nous rendrons hommage à nos confrères et nos consœurs déjà morts au combat mais que nous n’oublions pas.
Jeudi nous rendrons hommage à ceux qui se sont déjà battus et qui ont pris leur retraite.
Jeudi 14 novembre 2019, nous serons là, ensemble, pour vous, pour nous, pour nos enfants, pour l’humanité de notre pays. Car c’est à la manière dont un pays soigne ses citoyens, que nous découvrons la grandeur de son âme.
Cynthia
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Chère Mme La Ministre
Mes mains glissent sur son dos enduit d’huile. J’aime ce temps de toucher massage où je suis acceptée en pleine intimité. Je ne connais pas cette dame et pourtant mes doigts glissent sur sa peau douce et fragile. Je sens ses os, je perçois sa maigreur, je devine sa détresse. Qu’est-ce qui coule dans les veines d’une dame de 50 ans qui est condamnée par une maladie incurable ?
L’énergie de mes jeunes années vient nourrir la faiblesse de ce corps qui se bat contre la maladie.
Elle a les yeux fermés, elle profite et moi je donne … je reçois. Je reçois sa confiance, je reçois la communion entre deux femmes, je reçois la vie et l’histoire de cette dame au travers de sa peau, je reçois ce que je suis venue cherchée lorsque j’ai épousé ce métier il y a 17 ans.
Je perçois toute la beauté de mon métier d’être au plus près de ceux qui sont vulnérables.
Je suis fière d’appartenir à cette famille qui crie et se bat aujourd’hui pour sauver une dignité, une humanité.